Biennale d’Evreux
Art contemporain
Les artistes
Penser le paysage aujourd'hui
Le mot du commissaire
« Le paysage se pense en moi et je suis sa conscience »
Paul Cézanne
Considéré dans sa définition la plus générique, la notion de paysage est « l’ensemble des éléments visibles d’un espace, tels qu’ils sont perçus par un observateur à un moment donné. » Ceux-ci peuvent être naturels, humains ou artificiels. Dans le contexte de la Biennale d’Evreux, le terme de paysage est associé à celui de patrimoine. Ce mot-là peut aussi être appréhendé à différents niveaux de sens. Culturellement, il désigne l’ensemble des biens matériels et immatériels hérités du passé.
Au regard d’une manifestation artistique qui consiste à installer un certain nombre d’œuvres dans l’espace public, tout à la fois urbain et naturel, nous avons choisi d’aborder la question du paysage de façon ouverte et éclectique. Dans un rapport de sens qui participe à mettre en valeur une relation qui peut être aussi bien formelle que poétique, tout en tenant compte du cadre patrimonial dans lequel ces œuvres vont s’inscrire.
Il en va ainsi de la volonté d’établir un dialogue entre architecture et sculpture (Vincent Barré, cour du musée), entre le minéral et le végétal (Raphaële de Broissia, vasque du cloître du musée), entre plantes naturelles et artificielles (Richard Di Rosa, jardin méditerranéen).
Il en va encore de vouloir surprendre le regard par la découverte d’une faune inattendue (Laurent Le Deunff, jardin public/Lionel Sabatté, parc Saint-Louis) ou l’inviter tout simplement à se poser pour un temps de méditation (Lamarche-Ovize, parc Saint-Louis). Il en va enfin du soin de laisser l’imaginaire du visiteur errer à sa guise (Damien Cabanes, square Delaunay) ou l’interroger sur la question du symbole (Michel Natier, médiathèque/Daniel Pontoreau, musée).
Du centre historique de la ville à ses jardins publics jusqu’au musée, les œuvres installées dans l’espace tracent un parcours qui s’offre à arpenter en toute liberté d’appréhension, sans imposer au promeneur une trajectoire particulière. A lui de se l’inventer au gré de son humeur, de sa curiosité et des aléas de sa déambulation. L’intention est de l’inviter à la découverte de la richesse et de la diversité de la création artistique contemporaine. De l’étonner, de dessiller son regard, d’attiser sa réflexion.
A cette fin, le choix qui a été fait implique des artistes de différentes générations dont les formes d’expression et les pratiques sont très diversifiées et qui recourent à des matériaux les plus divers, parfois même inattendus. Leur réunion au musée d’Evreux en une sorte d’exposition collective dans la salle blanche permettra au visiteur de la biennale d’en apprécier la différence et, dans le chemin de ronde, de s’informer sur leur parcours individuel.
Philippe Piguet,
Commissaire de la Biennale d’Evreux 2026.
Le parcours des artistes dans la ville
En famille
Le mot du commissaire
« Le paysage se pense en moi et je suis sa conscience »
Paul Cézanne
Considéré dans sa définition la plus générique, la notion de paysage est « l’ensemble des éléments visibles d’un espace, tels qu’ils sont perçus par un observateur à un moment donné. » Ceux-ci peuvent être naturels, humains ou artificiels. Dans le contexte de la Biennale d’Evreux, le terme de paysage est associé à celui de patrimoine. Ce mot-là peut aussi être appréhendé à différents niveaux de sens. Culturellement, il désigne l’ensemble des biens matériels et immatériels hérités du passé.
Au regard d’une manifestation artistique qui consiste à installer un certain nombre d’œuvres dans l’espace public, tout à la fois urbain et naturel, nous avons choisi d’aborder la question du paysage de façon ouverte et éclectique. Dans un rapport de sens qui participe à mettre en valeur une relation qui peut être aussi bien formelle que poétique, tout en tenant compte du cadre patrimonial dans lequel ces œuvres vont s’inscrire.
Il en va ainsi de la volonté d’établir un dialogue entre architecture et sculpture (Vincent Barré, cour du musée), entre le minéral et le végétal (Raphaële de Broissia, vasque du cloître du musée), entre plantes naturelles et artificielles (Richard Di Rosa, jardin méditerranéen).
Il en va encore de vouloir surprendre le regard par la découverte d’une faune inattendue (Laurent Le Deunff, jardin public/Lionel Sabatté, parc Saint-Louis) ou l’inviter tout simplement à se poser pour un temps de méditation (Lamarche-Ovize, parc Saint-Louis). Il en va enfin du soin de laisser l’imaginaire du visiteur errer à sa guise (Damien Cabanes, square Delaunay) ou l’interroger sur la question du symbole (Michel Natier, médiathèque/Daniel Pontoreau, musée).
Du centre historique de la ville à ses jardins publics jusqu’au musée, les œuvres installées dans l’espace tracent un parcours qui s’offre à arpenter en toute liberté d’appréhension, sans imposer au promeneur une trajectoire particulière. A lui de se l’inventer au gré de son humeur, de sa curiosité et des aléas de sa déambulation. L’intention est de l’inviter à la découverte de la richesse et de la diversité de la création artistique contemporaine. De l’étonner, de dessiller son regard, d’attiser sa réflexion.
A cette fin, le choix qui a été fait implique des artistes de différentes générations dont les formes d’expression et les pratiques sont très diversifiées et qui recourent à des matériaux les plus divers, parfois même inattendus. Leur réunion au musée d’Evreux en une sorte d’exposition collective dans la salle blanche permettra au visiteur de la biennale d’en apprécier la différence et, dans le chemin de ronde, de s’informer sur leur parcours individuel.
Philippe Piguet,
Commissaire de la Biennale d’Evreux 2026.