Richard Di Rosa - Cactus de Sibérie, 2017
Interview
Un projet ou un rêve artistique que vous aimeriez partager ?
Richard Di Rosa, dit Buddy
En quelques mots, quel a été votre parcours artistique ?
Mon parcours artistique a été celui d’un autodidacte venant d’un milieu très simple, père cheminot, mère femme de ménage, mais imprégné du besoin d’une vie plus intense où la musique, l’écriture et la mise en volume trouveraient leur place. J’ai dédié toute ma vie à cette recherche. Après ma rencontre avec Robert Combas en 1978 où nous avons formé le groupe des Démodés, j’ai participé à l’aventure de la Figuration libre, ainsi dénommée par Ben Vautier, formant même avec mon aîné Hervé « les Frères Di Rosa ». J’ai ensuite à partir des années 90 évolué en solo en essayant de garder mon cap de plasticien.
À quelles sources puisez-vous pour nourrir votre imaginaire ?
Tombé dans la sculpture au travers du jouet, des maquettes de modèle réduit, mon imaginaire est resté proche de l’enfance, mais une enfance parfois hard nourrie d’influences punk. La musique continue d’être une source d’inspiration essentielle.
Comment définiriez-vous votre démarche artistique ?
Je suis un chercheur d’émotions et de sensations à partir de matériaux infiniment variés. Bois, fer, terre, bronze, polyester résine, marbre, sont autant de matrices pour faire émerger le vivant et appeler à la rencontre. Mon art est plus expérientiel, dialogique que conceptuel.
Qu’est ce qui a motivé votre choix d’emplacement à Évreux, et comment ce contexte urbain participet ilau sens de votre œuvre ?
Le choix a été établi d’un commun accord avec Philippe Piguet en qui j’ai toute confiance. Mes sculptures s’adaptent à leur environnement ; elles ont tout connu ! Espace urbain, campagne, jardin, chapelle, intérieurs…
Quel regard espérez-vous susciter chez la personne qui découvre votre travail ?
De l’interpellation, des émotions, de la rêverie… et surtout de l’introspection. La forme oculaire est un motif récurrent dans mes œuvres, il est clin d’œil mais aussi éveil du regard d’autrui.
Un projet ou un rêve artistique que vous aimeriez partager ?
Des projets d’intervention dans de grands espaces j’en ai beaucoup mais cela demande beaucoup de moyens. J’ai en réserve le projet de la cabane d’affût de mon père en bord d’étang, un trait d’union entre terre et eau, passé et présent, enfance et dystopie…